La pratique

L’aïkido est un art martial japonais, fondé par Morihei Ueshiba O sensei entre 1925 et 1969. Il a été créé à partir de l’expérience de l’enseignement de son fondateur dans les Koryu (écoles d’arts martiaux anciennes), essentiellement le ju-jitsu de l’école daitō ryū, le kenjutsu (art du sabre japonais) et l’aikijutsu.
L’aïkido est né de la rencontre entre ces techniques de combat et une réflexion métaphysique de Morihei Ueshiba sur le sens de la pratique martiale à l’ère moderne.

L’aïkido se compose de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l’adversaire, ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. Ces techniques visent non pas à vaincre l’adversaire, mais à détourner sa tentative d’agression. Dans l’esprit de l’aïkido, il n’y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence. Conformément à cette logique, il n’existe pas de compétition d’aïkido.

Aikido

Les techniques à mains nues permettent de transformer une attaque (le plus souvent un saisie) en immobilisation ou en projection. Ces attaques peuvent se travailler au assis sol, en posture de seiza (suwari waza), debout (tachi waza).

 


Dans notre école, l’apprentissage des armes se fait en parallèle avec la pratique à mains nues et ce, dès le début de la pratique. L’apprentissage des armes développe la précision et la vigilance et permet de travailler dans des espaces et des temps différents de ceux de la pratique à mains nues.

 

Aikiken

L’aikiken se pratique avec un bokken (sabre en bois), symbole de vie et de l’esprit. Le bokken est l’élément « ciel » de la pratique de l’aikido. Il correspond au travail et à la dynamique du regard. L’aikiken est défini comme étant la pratique la plus élevée, celle qui nous enseigne l’aspect spirituel de l’aikido. Il s’étudie par la direction des yeux conjuguée à la direction de la pointe du sabre. Le travail s’organise sous formes de kihon avec un partenaire et d’enchaînements à 2, 3 ou 4 attaquants.
 

Aikijo

L’aikijo se travaille avec un jô, (bâton en bois d’une longueur de 1m28). L’aikijô n’est pas le jodô (essentiellement basé sur des techniques de défense contre un sabre). Sa compréhension passe par le travail et l’intégration des déplacements En aikijo, les 3 frappes de bases sont :

  • Choku tsuki : frappe au cœur
  • Kaeshi tsuki : frappe au temporal
  • Furikomi tsuki : frappe au menton

Le travail s’organise sous formes de kihon avec un partenaire, et d’enchaînements  à 2, 3 ou 4 attaquants.

 

 

 


Aikishintaiso

L’aikishintaiso est une discipline reposant sur les concepts traditionnels japonais d’harmonie Ai, énergie Ki, esprit Shin, mouvement du corps Taiso. C’est une discipline de développement personnel fondée sur une prise de conscience. L’aikishintaiso alterne postures, marches, mouvements, méditations, créant un langage structuré adapté tant à nos consciences mentales qu’à nos consciences corporelles. La pratique s’enracine dans les arts martiaux, le zen, la pratique de l’ascèse en montagne des Yamabushi et la tradition ancienne de lecture du corps des physiognomonistes bouddhistes.

L’aikishintaiso permet d’harmoniser son esprit, ses émotions, son corps et sa conscience psychique en libérant les flux d’énergie dans l’être, et avec eux la circulation des mémoires personnelles et collectives ainsi que la circulation de la connaissance provenant des consciences ancestrales et de la conscience collective indifférenciée.

Nous travaillons à libérer le corps de ses tensions exprimant l’inconscient psychique et de celles liées à des traumatismes physiques ou un des dommages psychologiques. 

 

« L’Aïkitaïso, parce qu’il équilibre nos énergies internes et externes, permet un bon fonctionnement de l’être, physique, physiologique et psychique. Le pratiquant d’aikitaiso voit au bout de quelques mois des changements importants de son corps. Celui-ci, solidifié, assoupli, énergétisé, sensibilisé, devient un outil de communication performant, tant avec soi-même qu’avec autrui, tant avec le milieu matériel que l’environnement humain. Ses capacités d’action, de prise de décision, de perception sensorielle et intuitive, d’émotion sont extrêmement augmentées par la pratique quotidienne. »   Hirokazu Kobayashi